29/08/2011

Comprendre les batailles libyennes

Lors de l'offensive des troupes de Bengazhi, les prises et reprises de villes comme Ras Lanouf, Brega ou Adjabiya ont largement été commentées comme un gel des positions militaires des insurgés et des loyalistes. A la lecture du "choc des révolutions arabes" chroniqué sur ce blog, l'interprétation de ces épisodes apparaît éronnée. En effet, dans son livre, Mathieu Guidère explique que dans la tradition tribale, aucune force ne se voit en force d'occupation durable du territoire traditionnel de l'autre. Selon lui, "l'objectif est avant tout d'investir le territoire pour enlever le maximum de membres de l'autre camp et être ainsi en position de force pour négocier". S'ajoute à cela, la fameuse tactique guerrière du "flux et reflux" utilisée par les Libyens lors de la conquête italienne, sous la conduite d'Omar al-Mokhtar. Voici une nouvelle illustration de la pertinence de cet ouvrage. Ça va mieux en le disant, non?

"Le choc des révolutions arabes" par Mathieu Guidère, éditions Autrement, 210 pages, 2011.

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