01/12/2015

Poutine: faites ce que je dis, pas ce que je fais

Deux principes sont régulièrement mis en avant par la diplomatie russe: la politique de non intervention dans la politique intérieur d'un pays et l'inefficacité et l'inanité des politiques de sanctions contre des Etats. Vladimir Poutine condamne et contrecarre sur cette base la volonté occidentale de faire partir Bachar el-Assad du pouvoir en Syrie. Admettons qu'il y a là, une cohérence, Damas  ayant demandé le soutien à son allié (parrain) russe.

Mais quand Moscou envoie ses volontaires et arme des factieux dans une région d'un pays voisin, il y a d'évidence ingérence extérieure dans la politique intérieure d'un pays souverain. Après l'annexion de la Crimée, des sanctions internationales des Etats-Unis et de l'Europe ont été prises contre la Russie. Efficaces ou pas, elles ont été qualifiées d'injustes et d'inutiles par Moscou. Cela n'a pas empêché le président russe de prendre récemment des sanctions économiques contre la Turquie après que la chasse turque ait abattu un bombardier russe.

Les sanctions prises sur les échanges commerciaux mais aussi contre des personnes (comme l'a fait l'Europe vis à vis du pouvoir et de l'économie russe) puisque les autorités ont empêché l'entrée sur le territoire russe de businessmen turcs, sont tombées tout de suite. Le Kremlin a aussi invité les Russes à bouder la très prisée destination touristique turque. Bref, pour Vladimir Poutine, c'est "faites ce que je dis pas ce que fais", reprochant ingérence et sanctions aux autres et usant des deux procédés dans la foulée.

L'habillage de politique extérieure russe ne vaut pas mieux que celle des Etats-Unis prétextant en autres la défense des valeurs pour garantir l'approvisionnement en pétrole de son économie. La vérité est que les pays ont la politique extérieure de leurs intérêts nationaux. Alors, inutile de traiter de russophobes ou d'américanophobes, ceux qui pointent les contradictions des discours alibis avec la politique des Etats. La vérité est toujours nue et les faits parlent d'eux-mêmes.

                

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Commentaires

A RAPPELER. Poutine est un ex du KGB, est l'un de ces personnages qui règne par la terreur du pouvoir

qui en impose aux autres chefs d'Etat plus ou moins dictatoriaux

qui vient de renforcer le dictat islamique d'Erdogan sur les turcs

Poutine s'est servi des structures de l'ex UDSSR, des systèmes de corruptions institutionnalisés pour éliminer ses opposants, manipuler la constitution de la Fédération de Russie, envahir et annexer les contrées voisines

Tout ça, tous gouvernements et diplomates le savent. composent avec. La Suisse n'y échappe pas.

L'UE déroule son tapis rouge à Poutine, Erdogan, Assad, l'Arabie Saoudite & voisins, bref: ces assassins des plus barbares étant les plus puissants car riches, sont placés au premier rang de la photo cop21

BRAVO les mecs : Cop21 ou G21, avec vous vos électeurs savent où vous nous conduisez!

pour ceux qui ont connus les effets du KGB sur l'Europe de l'Est, la Stasi de l'ex DDR, etc)

à la tête de pouvoirs

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 01/12/2015

POUTINE: "NON, JE N'AI PAS CHANGE éé!"
est un ex du KGB

Poutine, son job et sa formation, c'était ce qu'il poursuit:

à Berlin. le mur. La DDR. la Stasi, la super-puissance de l'ex UDSSR sur la DDR.
la super puissance de droit sur tout et sur tous.
La stasi, hommes aux ordres du KGB russes en Allemagne de l'est, exécuteurs, auteurs de tortures à mort, de kidnapping, d'emprisonnements sans jugement, etc


Poutine aujourd'hui:
le niveau de barbarie engrangé dans l'esprit criminel de cet individu
le met au même niveau qu'Assad, Erdogan, Nettanyaou ..


blème, leur concentration territoriale

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 01/12/2015

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